Et oui, cela m'arrive de prendre des vacances en dehors du Japon. Ce qui, au passage, doit soulager ceux qui reçoivent des cartes postales. Marre du Japon, je devine...
Alors, pourquoi Hong-Kong, d'abord. Tout simplement, car MC, qui y a vécu un an, y était invité à un mariage. Ainsi, elle a proposé d'y passer un long week-end et de nous en faire découvrir les charmes. 2 répondants, Fluo et moi même.
Je n'avais pas trop d'idées sur Hong-Kong à part une ville pleins de building et j'en ressort bien étonné. Rien que le premier jour, on se réveille à notre hôtel devant une superbe plage, entourée de montagnes vertes. Premier petit bain du voyage dans le filet anti-requin, puis dans la piscine de l'hôtel. Les deux eaux sont aussi chaudes l'une que l'autre ! Du bonheur !
Puis départ vers Ngong Ping, le monastère de Po Lin, sur l'île de Lanteau pour voir le plus grand bouddha assis au Monde. Perdu dans les monts verts, il est visible depuis assez loin et impressionnant par sa posture. Il est marrant de remarquer que le ticket d'entrée donne aussi droit à une boisson et à une glace... Puis, passage par le monastère lui même ou par chance, il y a un festival avec des petits moines Shaolin.
Après cette visite, on va prendre le ferry pour passer sur l'île principale de Hong Kong. L'arrivée se fait face à Central et sa manne de building. Et à peine débarqués, on se retrouve entourés par pleins de petits enfants nous posent des questions "Vous êtes qui ? Vous venez d'où ? Vous aimez quoi ?". Non, ce ne sont pas des petits enfants se préparant au concours d'entrée à la police chinoise, mais pour leurs cours d'anglais ;-p
Le soir, on monte en haut du pic Victoria. De nuit, le spectacle est encore plus saisissant. A 8h, les buildings s'animent dans une symphonie de couleurs (n'ayant pas peur des mots). Hop, quelques photos, on redescend, on re-passe par l'hôtel puis direction Lan Kwai Fong pour retrouver une amie de MC. Lan Kwai Fong, c'est une rue plein de pubs ouvert sur la rue avec pleins d'anglais dedans. Je vous laisse deviner l'ambiance ;-p
Le lendemain, réveil par un treck de quelques heures dans les hauteurs hong-kongaises. Départ au milieu de nulle part pour rejoindre la plage et le village de Shek O. C'est la fameuse randonnée du dragon's back dont les montée et descente font penser... à un dos de dragon ! Paysage super entre deux bras de mer malheureusement écourté par l'arrivée de la pluie.
Puis, séparation des équipes, MC va a son mariage et nous continuons notre visite de la ville. Destination un temple dont j'ai oublie le nom avec des encens en spirales. Enfin, la nuit se prépare et nous avec pour aller vers Koolown, pour le marche de nuit. Ambiance marchands de tapis ;-p
Dernier jour, les fameux "dim sum" (raviolis chinois qu'on dit en France) dans leurs petits paniers. On en a ingurgité un nombre impressionnant tous différents. Sieste assurée dans l'avion du retour !
Les photos, c'est par la => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080509HongKong
Donc, deuxième destination pour la Golden Week ; apres les iles d'Okinawa, la prefecture de Yamaguchi. L'idée venait du fait que MC avait un copain sur Yamaguchi, j'ai eu la curiosité de regarder sur Internet et ai eu l'impression qu'il y avait pleins de petites choses a voir. Et ce fut exactement le cas.
Arrivée par bus de nuit sur Kokura, station de bus la plus proche de notre point final. Nous louons notre voiture, et nous rendons d'abord vers Dazaifu-Tenmagu, un temple que vous avez déjà vu dans ce blog il y a un an. Ce temple dédié aux études a ete fonde par Michizane. J'en avais garde un bon souvenir et j'avais bien raison. Le temple est entoure de petites rues commerçantes traditionnelles, il faisait beau et il y avait un petit matsuri avec concert de Taiko, danse,...
Ensuite, direction Fukuoka pour le Dontaku Hakate Matsuri. Des chars multicolores, des habits traditionnels et certains moins, de la danse, de la bouffe,... une ambiance bon enfant en somme. Puis, on revient vers Shin-yamaguchi ou est réservé notre hôtel. Petit yaki-niku et au lit !
Le lendemain, le petit-déjeuner du matin sera la bonne occasion pour Antoine de découvrir des mets japonais tels que le Natto hihi. Puis départ pour Hofu, vers le Tenmangu dédicace a.... .... Michizane. Tiens, ca vous rappelle quelque chose sur les lignes précédentes non ? Puis, visite du Ruriko-Ji avec sa fameuse pagode, une des plus vieilles du Japon. D'ailleurs, on a eu la chance de tomber sur des guides volontaires qui ont pu nous faire un tour complet de l'édifice. Nice de brice.
Il commence a pleuvoir, on se dirige donc vers Hagi en voiture. La pluie se fait plus dense encore donc, on décide que c'est le moment pour déjeuner. Passage par l'office du tourisme pour demander leur recommandation. On nous oriente vers un restaurant dans lequel on peut commander du fugu, le poisson poison du Japon. L'ensemble du repas était excellent. La pluie cesse, parfait, on se rend dans le vieux quartier samouraïs Horiuchi pour visiter quelques maisons. Ensuite, on se rend au Daishoin temple qui nous laissera un très bon souvenir. Des centaines de lanternes de pierre y sont posées au milieu d'une végétation très dense. Tres impressionnant. Avant de finir la journée, on se rend a un Onsen avec vu sur la mer au moment du coucher du soleil. Tres agréable...
Dernier jour, on repart sur le Nord de la prefecture pour la remonter doucement en voiture. On s'arrête a O-Mi-Jima Island pour prendre un ferry qui en fait le tour. Cela permet de voir des pécheurs de Tai déposes surement le matin pour une journée de pêche, des décors de falaises, plages, rochers,... le bateau s'amusent a passer entre eux, ou a rentrer dans des grottes. Petites balades maritimes sympa. On continue notre route par voiture passant par Tsunoshima et son grand pont sur la mer, par Shimonoseki et son sanctuaire rouge Akama Jingu en face de la mer,... puis évitant de justesse la panne d'essence, nous arrivons 5mns avant notre bus de nuit qui re-part sur Tokyo.
Peu de photos malheureusement:
Fukuoka, Dazaifu => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080504DontakuHakateMatsuri
Yamaguchi 1er jour => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080505AutourDeYamaguchi1
Yamaguchi 2eme jour => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080506AutourDeYamaguchi2
Et re-lisant le blog, je me rends compte que j'ai oublie, aux dieux, de parler de notre escapade avec les perles. Il va être temps de rattraper ça. En plus de nous rafraichir la mémoire, çà donnera peut être des idées aux prochains !
Encore une fois, je profite du passage de personnes dans le coin pour prendre un malheureux jour de vacances qui transforme un simple week-end en dépaysement. Essayez, vous verrez. Objectif, allez a Shirakawa-go. Mais le voyage permettra aussi de passer par les préfectures de Nagano, d'Ishikawa et Gifu...
Les filles venant de Kyoto et moi de Tokyo, je prends un bus de nuit pour les retrouver a Kanazawa. Kanazawa, c'est avant tout, son quartier de samouraï avec ces vieilles maisons avec pas grand chose dedans a part des tatamis. Vous y trouverez aussi un château et le Kenroku-en, un des trois plus beau jardin du Japon. Fin de journée, départ pour Shirakawa-go.
Shirakawa-go nous accueille d'abord de nuit dans une atmosphère... des petites maison de poupée avec 3 fenêtres allumées, quelques fumées de cheminée et le tout sous une neige tombant... Nous dormirons dans l'une. Le lendemain, même impression en dehors du temps. Shirakawa-go est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et comprends facilement pourquoi. En fait, le village est le recueillement de plusieurs vieilles chaumières distantes de 50 kms a l'origine. Elles servaient d'abord d'élevage de vers a soie. Visite de la ville, puis départ pour Takayama.
Takayama est surtout connu pour son matsuri. Tant mieux, on n'y était pas... ;-( Donc visite de la ville, 2/3 petits temples,... cette ville ne nous laissera pas une grosse mémoire (sauf pour mon excellent bœuf de Higa !!!) et on re-part assez vite vers Matsumoto. Comme je suis un peu joueur, j'en profite pour pénétrer dans une route complètement enneigée, alors que je suis sur la réserve d'essence et que la nuit tombe. Enfin bon, c'est pour faire un détour par un Onsen. Ce sera mon premier Onsen mixte ou l'on se retrouve avec les filles dans une eau bleu opaque.
Le Karasu-jo, ou château des corbeaux, est connu pour sa couleur noire, contrastant avec le blanc des montagnes l'environnant. Passage par le musée du château ou les filles découvrent des objets de culte japonais. Enfin, retour a Tokyo par train.
Kanazawa => http://picasaweb.google.fr/hedde.sylvain/20080301Kanazawa
Shirakawa-go => http://picasaweb.google.fr/hedde.sylvain/20080302ShirakawagoTakayama
Matsumoto => http://picasaweb.google.fr/hedde.sylvain/20080303Matsumoto
Salut les enfants !
Ça fait longtemps, non ? Je vous ai manque ?
Par contre, pour la reprise, on va faire des posts un peu plus court qui vont a l'essentiel...
En tous cas, on va essayer.
Donc, le premier flash back sera pour raconter le voyage a Okinawa.
Dans le temps, cette ile méridionale du Japon était un des principaux points de commerce entre la Chine, Taiwan et le Japon. D'ailleurs, la Chine et le Japon avait une grande influence sur cette ile, le roi étant "adoube" par l'Empereur de Chine et une délégation devait faire le voyage régulièrement pour apporter les hommages a l'Empereur du Japon.
Voila, donc, nous sommes allé passe quelques jours la bas.
Au programme :
Premier jour : Naha, son château (shuri-jo), sa rue commerçante (Kokusai Dori), sa nourriture (restaurant conseille par le chauffeur de taxi),...
Deuxième jour : départ pour Zamami Island, a 1 heure de Naha pour une journée détente, plage, scooter pour faire le tour de cette grande ile (1h), et diner a l'hotel puis re-diner a "L"'izakaya de l'ile ou vous pouvez rencontrer les 3 jeunes du coin. Le lendemain, on connaissait tout le monde dans la rue, la classe ;-p
D'ailleurs, même si on etait hors saison, on a pu voir une baleine faire des petits sauts de ballerines dans l'eau. Assez impressionnante comme bête.
Troisième jour : On revient sur Naha et remonte l'ile jusqu'a Nago en passant par les plages de sable fin, profitant de la mer tiède,...
Dernier jour : Je ne pouvais y couper, nous allons au grand aquarium Churaumi qui est en effet... très grand ! Puis retour tranquille avec encore quelques arrêts sur les plages pour pique niquer et se reposer...
Pour les photos, suivez le guide :
Naha => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080427Naha
Zamami => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080428Zamami
Vers Nago => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080429VersNago
Retour de Nago => http://picasaweb.google.fr/slyhedde/20080430DeRetourDeNago
Ce week-end dernier, nous sommes alle a Ise avec les MM's. Au programme, visite du temple imperial, balade au bord de mer avec le fameux Futami Husband and Wife Rocks et fini dans un onsen bord de mer avec coucher de soleil dans le viseur, une vie trop dure....
Le gros moment emotion du week end, etait la visite d'Iga/Ueno, la Niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja City. On aurait pu croire que les niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja etaient en voie de disparition et bien, il en est tout le contraire !
Des niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja partout dans la ville, a la gare, sur les trains, dans le parc autour du Chateau,.... Speciale recommandation pour le musee avec son animation niiiiiiiiiiinnnnnnnnjaaaaaaaaaaa traduite en anglais ! Comment lance un Shuriken dans la tete de son boss, comment marcher sur l'eau a l'instar de Jesus, comment traverser les murs ou cacher son sabre dans le plancher (ouh lala, le niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja est trop malin),....... vous saurez tout, tout, tout sur le niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja !
Et parce que les niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja ont les memes besoin que nous.
Ce week-end dernier, nous sommes alle a Ise avec les MM's. Au programme, visite du temple imperial, balade au bord de mer avec le fameux Futami Husband and Wife Rocks et fini dans un onsen bord de mer avec coucher de soleil dans le viseur, une vie trop dure....
Le gros moment emotion du week end, etait la visite d'Iga/Ueno, la Niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja City. On aurait pu croire que les niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja etaient en voie de disparition et bien, il en est tout le contraire !
Des niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja partout dans la ville, a la gare, sur les trains, dans le parc autour du Chateau,.... Speciale recommandation pour le musee avec son animation niiiiiiiiiiinnnnnnnnjaaaaaaaaaaa traduite en anglais ! Comment lance un Shuriken dans la tete de son boss, comment marcher sur l'eau a l'instar de Jesus, comment traverser les murs ou cacher son sabre dans le plancher (ouh lala, le niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja est trop malin),....... vous saurez tout, tout, tout sur le niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja !
Et parce que les niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinja ont les memes besoin que nous.
Texte accompagnant la vidéo…
La semaine dernière était un week-end de trois jours donc une bonne
occasion pour sortir un peu la tête du boulot, du japonais… de se
changer les idées.
Ainsi, avec Céline, une amie française, on s’est organisé un trip dans le Nord de Honshu, la principale île du Japon.
Pour bien faire comprendre où on est allé, on va prendre une petite
carte sur laquelle votre regard se porte d’abord au centre sur Sendai
et Matsushima, préfecture de Miyagi… vous voyez ensuite un peu plus à
l’Est Ojika Peninsula, en remontant au nord, vous notez Hiraizumi qui
est dans la préfecture d’Iwate. Le deuxième et troisième jour, on était
cette fois à l’Ouest de Sendai autour de Yamagata.
Donc après avoir pris un bus de nuit arrivant à 5h du matin à Sendai,
on loue une voiture, une belle Toyota Corrolla dont était toute fière
Céline pour nous rendre autour de Matsushima. Matsushima c’est un des
Nihon Sankei qui référence les trois plus beaux points du Japon. Comme
vous voyez sur les photos, c’est un archipel d’îles (260 en tout). Il y
a plusieurs petites balades à faire autour de l’anse sur des collines
ou l’on peut avoir des vues sympas sur l’archipel.
Ensuite, on a continué avec la voiture jusqu’au bout d’Ojika Peninsula,
ce qui nous a pris deux heures de route très agréable. Notre objectif
était d’aller à Kinka-san et finalement, on n’y est pas allé mais on
l’a vu de loin. C’est la grande île au fond. D’ailleurs, on a peut être
aussi vu une baleine de loin, apparemment, le coin en rengorge.
Après un déjeuner copieux, on s’est orienté vers Hiraizumi et ce
jusqu’à Chuson-ji. Chuson-ji, c’est un temple qui fut établi en 850,
qui était composé à l’époque de 300 bâtiments dont la plupart ont été
détruits par des incendies et des guerres. En plus d’une multitude de
petits temples, le clou du spectacle est quand même Konjikido qui est
complètement recouvert d’or.
On rentre le soir pour dormir sur Sendai dans un hôtel assez étroit
comme vous pouvez le constater. Une petite bière, quelques excellents
bouts de langues de bœuf, la spécialité régionale et au lit les enfants
!
Le lendemain, on passe par les gorges d’Akkyu, et sa cascade, une des
trois plus belles du Japon. Ceux qui ont le compas dans l’œil auront
noté qu’elle fait exactement 55 mètres de haut pour 6 mètres de large…
Autour, il y a des petites balades à faire dans la forêt puis on
reprend la voiture pour se faire dix kilomètres de nids de poule
vraiment des nids de poules… pour finalement en plus se rendre compte
que la route est barrée. Merci le système GPS et parti pour 60 kms de
détour dans la joie et la bonne humeur.
Enfin on arrive à Yamadera, un superbe temple au ras de la falaise. Qui
dit, ras de la falaise dit par contre plein de marche à monter. 1100
marches pour être exact. Le temple de Ryūshaku-ji de son vrai nom, a
été fondé en 860 par Ennin, c’est un prêtre qui a fondé pas mal de
temples dans la région. Un peu de culture ne vous fera pas de mal…
Après cette escalade, direction Zaosan, qui est normalement un très
beau volcan. La vous voyez qq chose ? Et là ? Toujours pas ? c’est
pourtant ça qu’on devrait voir… et bien on n’a rien vu…
Ensuite, on est rentré sur yamagata pour faire dodo.
Le lendemain, le beau temps n’étant pas au rendez-vous on se préparait
à une journée maussade. Finalement, on se dirige un peu au hasard vers
Takahata. Et grand bien nous en a pris, il y avait la bas, un festival
du vin avec plein de dégustation et de stand de bouffe nous faisant
oublier le mauvais temps. On finit notre voyage, en rentrant sur Tokyo
par Shinkansen, dans lequel, comme pouvez le constatez, j’ai révisé
sérieusement mon japonais…
Départ le dimanche pour Shikoku. J'avais très envie d'y aller pour complèter ma découverte des 4 grandes îles. Et bien, là, l'occasion était parfaite. Mon pote Takuzo rentrait dans sa famille... à Kochi... une des plus grandes villes de Shikoku et de plus, c'était Yosakoi, grand festival de danse ! Nous passons par le grand pont en face de Kobe, puis Naruto, et ces fameuses "tornades d'eau", puis continuons sur l'autoroute (en oubliant de prendre le ticket, je vous laisse deviner la galère à la sortie d'autoroute)... et enfin, arrivons à Kochi ou nous attends Takuzo. Tomtom et Benji font preuve de leur charme légendaire pour nous trouver des filles pour le dîner et pour la soirée au Karaoke, le premier pour Benji et Tomtom.
Nous voici enfin de retour d'un trip qui fut des plus sympas. Les grands moments avant un résumé plus précis et d'autres photos sont :
- Visite de deux jours à Shikoku pour voir Takuzo et le fameux Yakosoi festival
- Osaka, Himeji
- Hiroshima, son feux d'artifice au dessus de Miyajima, sa petite odeur de radiations
- Miyajima, et le temple sur l'eau
- Kyoto et le Daimonji (grand kanjis de feu allumés dans la montagne)
Salut les canailloux ! Et bien sûr, les canaillouses !
Oui oui, je suis un peu la tête sous l'eau question boulot ! Rien de bien passionnant à part de gros, gros horaires. Enfin bon, il parait que c'est la vie... Donc, voilà l'absence de post pendant une semaine...
Ce matin, je me réveille plus tôt, et hop, je me dis, faisons un peu de blog, racontons le trip dans la préfecture d'Ibaraki.
Donc, il y a dix jours, nous avons fait une petite expédition avec Takako le temps d'un dimanche. Le matin, nous nous sommes levé pleins de courbatures du badminton de de la veille, mais écoutant un temps trahissant toutes les météos, nous partons de bonne heure vers Tsuchiura en train.
De là, nous prenons une voiture vers Tsukuba-san. D'abors, cela a permit de decouvrir les superbes gangs de motards japonais qui font trop peur de la life. Surtout quand ils se mettent à 50 autour de ta caisse, qu'ayant branché des klaxons sur leur pot, ils te pourrissent les oreilles, et qu'ils roulent sur la voie d'en face quand ils n'y a pas de voiture car c'est trop rebels ici et que les sanctions sont trop fortes ! Et en plus, ils roulent à 2 à l'heure. Apparement, c'est une espèce en voie de disparition. Mince, alors...
Nous arrivons donc à Tsukuba-san. Comme le devinent les habitués du Japon (et de ce blog bien sûr), le san permet dans ce cas de deviner que c'est une montagne où un prètre il y a 1000 ans à crapahuter pour y construire un temple et dire que c'était trop sacré l'endroit ! Ca n'aurait pas été plus simple de le faire en bas de la montagne.... En tous cas, super vue et très jolie temple en bas. Vous inquiétez pas, on a pris un cable car pour monter en haut.
Ensuite, nous nous dirigeons vers Kashima. Après 2h de route, nous y arrivons. Ce temple vieux de 2000 ans d'après le site de la préfecture serait dédié à un dieu des arts martiaux et qui possède un Katana vieux de 1300 ans. Il n'est ainsi pas étonnant qu'une vrai pratique de l'escrime se soit développée autour de ce temple. De plus, c'est un des rares temples à pouvoir utiliser l'appelation Jingû donnée par l'empereur.
Après une visite en profondeur de ce temple en pleine nature avec de petites biches à nourrir de carottes (il parait que ca rend aimable), nous avons repris la voiture vers la plage. La mer étant demontée, nous ne nous baignons pas et remontons jusqu'à Mito (c'est donc ça le titre du post !) pour se faire un Onsen à la déco originale et une superbe vue sur la mer !
Et voici venir le clou du spectacle, l’Île des Pins. Ce voyage me permet d’essayer ma spécialité, la réservation de dernière minute. En effet, la veille, étant passé à l’office Air Calin, on m’annonce que tous les vols pour l’Île des Pins du lendemain sont complets. Une grande déception s’empare de moi jusqu’à que je me dise que j’irai finalement à la première heure, faire le planton devant le guichet de l’aéroport pour avoir des désistement de dernière minute. Après de nombreuses négociations, finalement, je me retrouve avec un vol aller et un vol retour donc c’est parti.
Le voyage en avion de 45 mns évite de devoir prendre un bateau surnommé le Vomiccho qui dure près de trois heures, surtout que celui là ne circule pas tous les jours. D’ailleurs, j’ai bien fait d’insister, il y avait au moins 5 places de libre à l’aller et au retour. Je pense qu’ils ne sont pas les rois du remplissage, nos amis.
Arrivé sur place, je me joins à deux autres touristes pour prendre un taxi pour Chez Régis. Chez Régis, est un camping/restaurant situé en face Du Méridien et qui est un bon point de départ pour la piscine naturelle. N’ayant pas de logement pour la nuit qui vient, je n’ai pas de bagages à déposer et donc, je peux me rendre directement sur le spot de la piscine naturelle ou je me retrouve complètement seul si bien que je me demande si je me trouve bien au bon endroit. Mais les milliers de poissons à mes pieds me le confirment !
S’ensuit une petite balade à pied autour des deux îlots, passage près de la tribu à qui appartiennent les terres Du Méridien. Un requin aux entrailles ouvertes traîne dans l’eau, sûrement pour le repas du midi. On peut ensuite voir que le petit-déjeuner dans cet hôtel est des plus agréable.
Je vais me baigner et le spectacle est incroyable. C’est en fait un trou d’eau alimenter par la mer mais ou les poissons sont bloqués au retour par une barrière de rochers. Ce qui est impressionnant, c’est que chaque coin de la « piscine » offre une variété de poissons différente.
Après une heure de plongée en PMT (Palmes Masque Tuba), je me rends Chez Régis pour manger un bougna dans un faré. Les Faré, sont les habitations traditionnelles des tribus néo-calédoniennes et bougna, de la patate, du taro, du poulet, et autre légume cuit dans une feuille de bananier dans les cendres d’un feu pendant quelques heures. Le goût des aliments est légèrement mélange mais pas mauvais quand même. En plus, pour un ou pour deux, la portion est la même et ça remplit son homme. Surtout quand c’est accompagné d’un excellent jus de fruit frais.
Je profite de l’après-midi pour faire une balade en forêt jusqu’à la baie d’Upi. Bon moment pour faire la remarque que les panneaux indicateurs en Nouvelle-Calédonie, n’y comptez pas trop. D’ailleurs, le petit chemin s’arrête entre deux palmiers, pas très en évidence, à la baie d’Upi. Il faut bien noter car c’est par là qu’il faudra rentrer.
Ensuite, je rentre Chez Régis ou je demande un taxi pour 5h. Mais c’était sans compter l’heure locale. 5h15, toujours pas de chauffeur. Je décide que je n’attendrais pas plus longtemps et je prends mes jambes pour aller jusqu’à la grande route la plus proche ou un couple me prend en stop qui très gentiment me dépose à l’aéroport. La circulation n’étant pas folles sur l’île, j’ai vraiment eu peur que le taxi me fasse louper le vol du soir pour Nouméa puis du lendemain pour Tokyo.
Finalement, j’attrape le bon vol. Dîner chez les Debarge puis nous nous rendons au Mocambo. Superbe bar situé dans des faré sur l’eau. Que demande le peuple…
Le lendemain, rendu de voiture de location (que j’avais laissé à l’aéroport au cas où je n’ai pas d’avion pour l’Île des Pins), puis raccompagnage par JC à l’Aéroport et parti pour les 9h de vol retour pleins de souvenirs dans la tête !
Jeudi, l’objectif, si je l’accepte, c’est le Parc De La Rivière Bleue. Sûrement un des plus grands parcs de l’île, il est réputé pour la diversité de ces paysages. Ainsi, passage obligé, je loue une voiture et je m’y rends seul comme un grand garçon (que je suis en taille du moins).
Cette expédition me permet de découvrir les routes du Sud de l’île. Suite à l’établissement du chantier de Goro, une mine de nickel, les routes sont petit à petit détruites par le passage des camions. Mais le paysage est envoûtant avec ses collines à la terre rouge (qui fait de belles tâches sur les habits qu’on enlève pas à la machine).
Après une petite heure de route, me voici à l’entrée du parc. Je m’acquitte des 500 pacifiques francs pour pénétrer avec la voiture. J’ai le choix entre la vallée de la rivière bleue ou de la blanche. La bleue n’est que piétonne tandis que la blanche peut se faire en voiture. Je ferais donc d’abord le matin la bleue et l’après-midi la blanche.
Je me gare devant le pont Pérignon du nom du célèbre exploitant de bois de la fin du 19ème siècle et entreprend d’aller jusqu’au grand Kaoré, un chemin d’une heure et demi. Je passe devant la forêt noyée offrant un paysage des plus étranges. La forêt est morte mais continue à exister au milieu de la rivière. Je passe dans une très belle forêt ou m’attendent des Kagous, les oiseaux punk (à crêtes) de l’île. Apparemment, leurs apparitions sont rares mais j’en verrais à l’aller et au retour.
Enfin, j’arrive au grand Kaori. C’est le plus grand connu de toute la Nouvelle-Calédonie avec son millénaire d’âge. Il est intéressant de se dire que c’est sa grande taille, qui le rendant inexploitable et intransportable, qui l’a sauvé des haches et machettes.
J’ai un peu la flemme de rentrer à pied mais je m’y mets quand même. Mais que vois-je ? Mais c’est une navette ? Mais il aurait pu me le dire le gars à l’entrée que ça existait ! Elle tombe à pic. En plus, comme il y a 5 touristes dans tout le parc, le chauffeur à un peu son temps.
Il en profite ainsi pour nous arrêter à des points stratégiques pour faire quelques photos, nous parler des dernières recherches du directeur de l’île (un lézard volant aurait été photographié par des touristes de passage), nous montrer aussi les Nepenthes, plantes carnivores (d’insectes) du parc… une mine d’informations.
Le soir, je retrouve Ludo et Mag sur la place des cocotiers pour les « Jeudis de Nouméa ». Au programme, la femme du maire dans la danse du Paréos, démonstration de mangeage de vers de bois (bahhhh) et moult spécialités néo-calédoniennes tels que cerforizo ou autres saucisses au cerf (n’oubliez pas de prononcer le f encore) grillé.
Ensuite, je retrouve Ben qui m’emmène dans sa superbe maison (en construction mais non moins superbe), ou nous mangeons quelques pizzas sur sa terrasse avec son amie. Petit whiskey, on reprend la voiture et au lit le Sylvain.
Le lendemain, Jenn me dépose tôt pour pouvoir tenter d’aller au Phare Amédée. Là, m’y retrouvent Samantha et Aude profitant de 3 semaines de vacances sur l’île. De quoi en rendre jaloux plus d’un ! Je les avais rencontré à la fête de la veille et leur avait donc proposer de se joindre à moi.
Etant bien en avance, je passe d'abord au grand (?) marché de Nouméa fait d'au moins une vingtaine d'échoppes aux fruits et aux poissons des plus frais.
Le Phare Amédée est parfaitement organisé pour les japonais. C’est une journée, pour laquelle on paie 100 Euros et qui comprend le transport, bien sûr (45 mns dans chaque sens), les activités et le repas. Le tout minuté à… la minute près.
Le départ pour le bateau-glace est plein, que peu nous chaux, nous allons découvrir la barrière de corail sur le bateau principal et puis nous étonner du shark-feeding (l’heure de la bectée pour les requins). Pour le coups, c’est assez impressionnant surtout quand on dit que tu vas nager après à 500 mètres de là.
A peine revenue de ce périple, nous allons manger. Au programme, un gigantesque buffet des îles avec des plats excellents, il faut le remarquer et surtout de petits show tels que danse des îles, du feu et des participants sur musique colorée. La danseuse (qui fait aussi traductrice japonais et qui tient la caisse à la petite boutique) nous confiera qu’elle fait ça depuis 13 ans.
C’est l’heure de la digestion, durant laquelle, une démonstration de paréos est organisée. Nos charmantes Aude et Samantha se proposent en temps que modèles. Ceci suivi de comment monter à un palmier où Sylvain, pas fou, ne se propose pas comme modèle.
Ensuite, départ du bateau-glace. Le fond de verre permet d’admirer les poissons sans se mouiller ainsi que les coraux. Ensuite, on nous propose de nous mettre à l’eau pour revenir à la nage ce que nous acceptons bien volontiers. Le batelier (celui qui s’occupe aussi du bateau principal, de la petite voiture pour alimenter la boutique et du ménage des toilettes), lance du pain autour de nous. Des centaines poissons fusent autour de nous pour manger, c’est un peu effrayant. Avec les requins, ils vont faire une bonne génération Mc Do les pauvres.
Le retour vers la plage qui a une belle gueule est des plus agréables. Ensuite, nous montons au phare. Nous devons nous essuyer les pieds devant la gardienne (celle qui fait aussi la chanson dans le bateau ou pendant le repas). Après, 267 marches, nous arrivons au top ou nous attend une vue étonnante de l’île. On se rend ainsi bien compte du plateau de corail qui entoure l’île.
Arrive l’heure de la démonstration d’ouverture de noix de coco (quand je vous disais que tout était organisé) puis déjà, de rentrer sur Nouméa. Après 45 mns de transport où Samantha s’endort, nous prenons un dernier verre au Bout Du Monde avant que Jenn nous rejoigne.
Nous faisons les courses pour le soir avec un peu d’alcool dans les sacs car c’est le jour où arrive leur autre couple d’amis, Ludo et Mag. Sacrés fêtards, mais nous le verrons plus tard.
Le Phare Amédée à une histoire très particulière :
« La Nouvelle-Calédonie commémore, le 15 novembre 2005, les 140 ans de la mise en service d’un des plus grands phares métalliques actuels, qui, construit sur les hauteurs de Paris, a été envoyé à Nouméa en pièces détachées pour assurer la sécurité des navires transportant les premiers bagnards avant de devenir le phare d’un des grands ports commerciaux du Pacifique. »
Article passionnant sur le sujet http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/20050905.htm
Nous en sommes qu’au second jour et que nous lierons au troisième. En effet, le temps du troisième jour ne fut pas des plus beaux (un comble pour une île paradisiaque) et cela permettra de présenter tout le voyage en une semaine sans surcharger ou sous-charger… oui, ça ne veut pas dire grand-chose…
Donc, départ matinal de Poindimié, passage pas un « supermarché » dans le merchandising ferait pâlir d’envie l’entrepôt de Monsieur Bricolage sur la zone Industrielle de La Rocade. Nous faisons notre petit-déjeuner à fleur de falaise toujours avec la vue sur la mer. Nous nous dépêchons de plier bagages quand 2 canadiens garent leur voiture. C’est tellement bon de se sentir seul au monde sur cette île. Et puis, on s’est arrêter pendant une bonne heure pour ce premier repas de la journée.
Notre objectif, est de monter jusqu’à la poule de Hienghene. Pour une fois, il ne faut pas trop d’imagination pour reconnaître le paysage qu’on est sensé voir. Cela ressemble vraiment à une cocotte. Le paysage du Nord, comme vous le remarquez, est assez particulier avec des falaises à roche noire. Car contrairement à beaucoup d’île, la Nouvelle-Calédonie n’est pas d’origine volcanique mais correspond à un retournement de la croûte terrestre (selon JC, j’avoue j’ai du mal à imaginer le truc en action).
Ensuite, nous remontons encore plus au Nord jusqu’à la cascade de Tao (oui oui, le frère de Krao, fils de Mao). Pour cela, il faut emprûnter le bac. Les ponts ne sont pas encore tous construits (et ne le seront peut être jamais), donc il faut faire confiance à une trois bouts de bois mis ensemble sur lesquels on rassemble 6 voitures et qu’on fait circuler à travers la rivière grâce à un magnifique moteur d’au moins 1 cheval.
Les personnes téméraires que nous sommes, osons nous aventurer dessus tout en passant, qu’il faudra aussi bien le reprendre au retour ! Tout cela pour aller voir les cascades de Tao (je ne vous refais pas la blague pourrie) et surtout, pour aller déjeuner sur ce superbe arbre, limite les pieds dans l’eau. Un peu de trouver une place stable pour tout le monde et tous les aliments mais après, c’est que du bonheur (comme la Star Académie…ok ok, j’arrête).
Nous reprenons ensuite la route pour faire la transversale du Nord qui part un peu après Touho et arrive à Pouembout sur l’autre face de l’île. Cela veut dire, finit les routes entre les cocotiers pour passer sur des routes entre des collines plus nues et vertes que sur la transversale Sud. Comme vous pouvez le voir sur les photos, ce n’est pas tout à fait le même paysage et non, je ne suis pas fort pour décrire tout ça !
Nous redescendons la face ouest de l’île sous un petit crachin qui s’intensifie. Jenn ne résiste pas et sombre dans sa spécialité (aux dires de JC), la sieste ! Nous nous arrêtons à l’hôtel, mangeons les crevettes spéciales du chef (ne demandez pas ce que c’est à la serveuse, elle ne sait pas, elle non plus). Petite bière, long billard et au lit…
Le lendemain, nous tentons une inscursion jusqu’à la plage de Poe qui est apparemment paradisiaque mais sous la pluie, c’est pas mieux que celle Jean-Les-Pins en hiver. Quelques alevins à voir et c’est tout. Cependant, la baie des Tortues, pluie ou pas, reste superbe, non ?
Et en dessous, c’est le bonhomme de Bourail. Là, il faut un peu plus d’imagination, non ? Profitez-en vite car il va bientôt s’écrouler (quelques centaines d’années).
Nous reprenons la voiture pour redescendre donc jusqu’à Noumea. Nous y prenons de fabuleux cocktails, des salades tahitiennes, et des… hamburgers ! C’est pas tout ça, mais fau nourrir un peu les hommes !
Ensuite, on fait le tour des baies de Noumea, celle de l’Orphelinat, celle des citrons, celle de l’Anse Vata et admirons la vue depuis le mont Ouen Toro. Mauvais temps aidant, nous optons pour du squash en terme d’activité de l’après-midi. JC me met une branlée… je reviendrais pour ma revanche. Enfin, nous finissons la soirée chez un pote de JC ou nous retrouvons à une dizaine de convives.
Après un voyage de 8h, je dépose enfin le pied à 6h50 en Nouvelle-Calédonie. Rien que l’aéroport est une carte postale. En effet, par les hublots avant d’atterrir, on peut admirer le spectacle de la côte néo-calédonienne dans le soleil déjà tapant du matin et puis l’appareil se pose entre des montagnes vertes.
Un drapeau avant l’immigration permet tout juste de deviner que nous sommes bien en France. En effet, les indications à l’aéroport sont toutes en français d’abord mais ensuite directement traduite en japonais puis parfois en anglais. Tous les touristes ont ce petit côté jaunasse et des yeux en amande disant qu’ils ne viennent pas des mêmes contrées. Avantage non négligeable, c’est qu’il n’y a pas de queue au comptoir d’immigration pour les français !
Je passe plus ou moins tranquille l’immigration pour une raison que j’expliquerais plus tard et paf, sur qui je tombe, JC et Jenn. Quelle surprise. Lunettes de soleil, short ou petite robette (pour intensifier la légéreté)… je peux en effet ranger le manteau que j’avais toujours à la main du à l’orage qui s’était abattu à Tokyo avant de partir.
Il me dit, « ça te dérange pas de partir maintenant ? »… Non ! Bien sûr que non ! Et hop, nous embarquons en voiture et direct, départ pour le Nord de l’Ile qui ne peut être découvert qu’en voiture ou presque…
On se fait quelques courses au passage où je m’étonne sur les spécialités locales tels que le « saucisson au cerf » (n’oubliez pas de bien prononcer le f de cerf)… attention, n’ayez pas d’idées reçues, c’est LA spécialité de l’île. Et ben, on va aller de surprises en surprises je sens.
On se fait un petit-déjeuner près du trou bleu de la Tontouta, la grande rivière locale. Déjà, les décors amènent un premier dépaysement. La route aussi. A part, une piste irrégulière en terre rouge, pas grand-chose pour y aller.
Notre objectif en voiture, est d’abord Bourail, puis prendre la transversale pour aller sur la côte Est de l’île jusqu’à Houaïlou (ca c’est un nom de ville d’île paradisiaque), passer par Ponérihouen et enfin, la nuit se fera à Poindimié.
La transversale rappelle que tout le centre de l’île est composé de montagne, de petites rivières, de forêt assez dense et différente du Japon ou de la France (enfin bon, pour ce que je m’en rappelle… je rigole !).
Ensuite nous arrivons sur la côte Est circulant près de petites mangroves. Nous nous arrêtons pique-niquer, plus ou moins quelque part, sur une pelouse dont la vue donne sur la plage, donnant sur la mer, donnant sur une île aux contours superbes, non ?
Après repas, JC va faire une première exploration dans l’eau. Négatif, pas grand-chose à voir par là. Nous irons un peu plus au Nord. Finalement, nous trouvons notre bonheur quelques kilomètre plus loin. Je plonge et paf, surprise, pleins de poissons. L’eau est douce (la température) mais qu’est ce que j’entend. JC et Jenn se plaignant de la température et la clarté de l’eau. Comme quoi, je ne suis donc pas au bout de m’émerveiller.
Finalement, nous allons à notre hôtel de Poindimié. Nous allons ensuite en bord de mer goûter au cadeau pour JC et Jenn. Une chicha ! Quel cadeau original. J’avais peur à l’aéroport que le tabac poisseux (qu’on connaît bien) ou les charbons posent des problèmes. Alors, être entre pote devant le coucher de soleil sur île paradisiaque, c’est carrément valable. Et oh, surprise, alors qu’on est un peu paumé dans un coin, des potes de JC et Jenn se retrouvent là aussi et se joignent à nous pour partager les bières.
Dîner de cerf, petite bière et au lit ! C’est pas tout ça, mais demain, une longue journée nous attend !
la Nouvelle-Calédonie la Golden-Week
Déjà, pour faire mon petit japonais, je vais commencer par quelques mots d’excuses et de remerciements.
Désolé de ne pas vous avoir rapporter des omiyage tels qu’une petite bouteille de sable, mais je me suis dit que vous ne feriez pas le déplacement juste pour récupérer la bouteille en question.
Ensuite, on va faire dans les remerciements. Merci à JC de m’avoir aussi bien reçu chez toi. Il n’y a pas à dire, j’ai été reçu comme un roi et il ne m’a même pas demandé de payer en nature. Merci aussi à Ben de m’avoir montré ton petit chez toi et proposé ce fameux petit whiskey.
Merci aussi à ManuE pour ces conseils avant le départ. Finalement, elle m’a dit qu’il y avait deux spots que je ne pouvais manquer, l’Île Des Pins et le Parc de la Rivière Bleue
Pendant qu’on est dans les remerciements, ça n’a rien à voir, mais merci à Lulu pour la bouteille de vin. Comme d’habitude, tu es en or. Merci aussi à tous ceux qui m’envoient des cartes (même de Paris, comme fait Kit, cela fait très plaisir ces attentions), des mots, des nouvelles, des insultes régulièrement…
Merci aussi à tous ceux qui mettent des messages régulièrement sur ce blog. Cela lui donne une vie et permet de se dire que finalement, on ne passe pas autant de temps dessus pour rien.
Dès ce soir, si Dieu le veut (oui, je le laisse ou il est), je publierais les photos et les commentaires mais un petit mot d’explications ne fera pas de mal déjà. Les japonais ont trois périodes de l’année ou cumulant les jours fériés, ils se « permettent » de prendre quelques vacances composées de jours consécutifs. La première dans l’année est le nouvel an, la seconde est la Golden-Week
Mes managers, collègues ou boss n’étant tous que japonais (pas une goutte de sang étranger en eux), je suis soumis socialement au même rythme. Mes collègues me faisant souvent « la gueule » pendant une semaine quand je pose un lundi ou un vendredi pour faire un de mes week-ends mensuels (Kyoto, Chine, Koya,…). Bahhhhhhh, les gamins va…
Et donc, j’avais profité d’O-Bon pour aller à Izu, du Nouvel-An pour rentrer vous voir et enfin, la Golden-Week la Nouvelle-Calédonie
Bon ben les enfants, retour sur la metropole... euh, le Japon dans quelques heures ! Le temps d'envoyer quelques cartes postales à ceux qui m'en ont envoyé dernièrement et ce sera parti mon kiki ! Franchement, si vous avez un week-end de libre, ça vaut le coups la Nouvelle-Calédonie ! A la semaine prochaine pour le conte des joyeuses aventures...
Jenn, JC et moi-même, vous "emmerdons" bien de la Nouvelle-Calédonie. La "poule" (attention suspense), nous a très bien acceuilli dans le Nord de l'Île. Vous pourrez vous fouttre de ma gueule en pensant que j'ai vu aujourd'hui (et qu'aujourd'hui) des sites paradisiaques sous la pluie. Mais vous en saurez plus à mon retour...
Alors là, le gars, il est France, il lit le titre et il comprend rien. Et pourtant, les plus attentifs se rappeleront d'avoir vu le mot Hachimangu il n'y a pas très longtemps... si si... et oui, c'est le temple principal de Kamakura !
Passons au deuxième mot, Yabusame. Ce terme désigne le fait de tirer à l'arc à partir d'un cheval. L'archerie montée en bon français ? Eritée des samouraïs, cette discipline est assez impressionnante car le cavalier doit tirer au galop sur trois petites cibles representant en fait l'espace laissée libre par la visière du casque d'un ancien soldat.
A l'ancienne époque, ce sport était légèrement teinté de cruauté. On tirait sur des chiens pour s'exercer. Et au bout de plusieurs mauvaises séances, il n'était pas rare que le samouraï commettent le seppuku, suicide traditionnel.
Comme vous le remarquerez, les costumes gardent leur magnificence, les cavaliers leur prestance... un vrai retour dans le passé !
Les commentaires récents